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Prothese mammaire et coque

Prothese mammaire et coque

Toute intervention chirurgicale est perçue comme une agression par l’organisme qui va mettre en route différents mécanismes de réparation. Ces processus de cicatrisation indispensables sont parfois excessifs entrainant œdèmes persistants et cicatrices inflammatoires.

Au niveau d’un sein implanté une complication classique est la coque (5 à 10 % selon la littérature). Il s’agit, en fait, d’une rétraction cicatricielle des tissus entourant l’implant qui entraîne un durcissement du sein.

Cette rétraction excessive est souvent d’origine inflammatoire et si l’on veut réduire le risque de sein dur il est indispensable de limiter au maximum toute cause d’inflammation locale ou générale d’une part, et de lutter contre la tendance rétractile du tissu cicatriciel d’autre part.

La présence de petits épanchements ou hématomes péri prothétiques doit être évitée autant que possible. En effet, leurs éliminations fait intervenir les différents facteurs de l’inflammation. Il nous paraît donc important de drainer la loge de l’implant la nuit suivant l’intervention.

La peau, les follicules pileux et parfois les canaux galactophores hébergent différentes bactéries qui ne sont pas pathogènes mais qui n’ont pas vocation à passer dans la loge prothétique au cours de l’intervention. Ceci créerait une infection à bas bruit (biofilm) et mobiliserait, là encore, les facteurs de l’inflammation (globules blancs en particulier). Des précautions d’asepsie rigoureuse sont indispensables avant et pendant l’intervention. Les voies axillaires et aréolaires sont certainement plus contaminantes que la voie sous-mammaire.

De plus en plus de médecins constatent que notre alimentation du 21è siècle favorise l’inflammation dans nos organismes. Il serait bien de réduire les apports en sucre et donc limiter les aliments à index glycémique élevé qui sont responsables d’une sécrétion importante d’insuline. Celle-ci s’accompagne de la production de protéines pro-inflammatoires (IgF1) favorisant œdèmes et hypertrophies cicatricielles. D’autre part l’alimentation industrielle crée un déficit en oméga 3, acide gras essentiel dont un des multiples intérêts est d’avoir une action anti-inflammatoire. Une complémentation sous forme d’huile de poissons peut être utile. Certains mode des de cuisson tels les grillades ou fritures à hautes températures sont responsables de la formation de produit de glycation AGE (Advanced Glycation End products). Ceux-ci favorisent l’inflammation par le biais des lymphocytes T (type de globules blancs). Mieux vaut préférer des cuissons plus douces à l’eau ou à la vapeur.

Une compression de l’implant entraine sa distension et par conséquent l’application d’une force centrifuge sur la capsule cicatricielle qui l’entoure. Cette compression s’oppose à la rétraction des tissus entourant la prothèse et les patientes qui dorment sur le ventre font peu de complications à type de coque. Nous demandons donc à nos opérées, dès la quatrième semaine postopératoire de passer ½ – 1 heure par jour en appui sur la poitrine durant 3 à 4 mois. Par contre nous ne préconisons pas les massages du sein qui risquent, si les prothèses sont texturées, d’augmenter le risque de coques du fait de l’irritation des tissus cicatriciels par la paroi rugueuse de la prothèse mammaire (effet « scotch-brite »).

Prix chirurgie mammaire

prix augmentation mammaire

4200€ à 5500€ (si cure de ptose associée)

prix lifting des seins

3800€ à 5000€

prix reduction mammaire

2500€ à 3500€ (dépassements d'honoraires chirurgicaux et anesthésiques)

L'implant mammaire ou la prothèse mammaire