Pourquoi tant de « bruits » et de publicités pour une technique qui certes peut être intéressante dans certains cas mais dont les indications devraient rester assez limitées comme nous l’avons vu.
La première raison est que, contrairement à une lipoaspiration, la lipolyse laser n’est étonnamment pas considérée comme une intervention chirurgicale. Bien que le geste soit identique à celui d’une lipoaspiration (la canule est certes un peu plus fine) et qu’une anesthésie locale avec infiltration de liquides anesthésiants soit également nécessaire, la législation considère que la lipolyse laser n’est pas un geste chirurgical ! Ceci signifie que contrairement à une lipoaspiration cette intervention ne doit pas obligatoirement être réalisée dans une clinique agrée. On peut donc faire une lipolyse laser dans n’importe quel cabinet médical…
La deuxième raison est que depuis la parution des articles D 766-2-14 et D 766-2-15 du code de la Santé Publique les médecins esthétiques ou dermatologues, même si certains avaient une grande expérience, ne peuvent plus pratiquer la lipoaspiration, acte chirurgical réservé aux chirurgiens. La lipolyse laser n’étant pas considérée comme un acte de chirurgie tout médecin peut la pratiquer.

Ces deux raisons, interdiction de pratiquer la lipoaspiration pour les non chirurgiens et structure agrée de chirurgie indispensable, expliquent donc en grande partie l’engouement pour la lipolyse laser. L’élargissement des indications et les publications commerciales expliquant que la lipolyse laser remplace avantageusement la lipoaspiration sont donc logiques.
Cependant les déçus commencent à être nombreux et certains praticiens n’hésitent plus à associer « discrètement » une « petite » lipoaspiration pour « aspirer la graisse fondue » ce qui permet un minimum de résultat et de satisfaction pour leurs patients. Dommage, car voilà une technique intéressante et efficace dans des indications bien précises qui risque de finir discréditée…
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