La vitamine D n’est pas reconnue comme une hormone bien qu’elle soit synthétisée au niveau de la peau (derme et épiderme) à partir du 7-déhydrocholestérol sous l’effet des UVB. Pourtant certains n’hésitent pas à sauter le pas . Nous avions déjà évoqué l’importance de cette vitamine-hormone dans des articles précédents qu’ils s’agissent de ses effets, de l’importance de l’exposition solaire ou de la supplémentation.
Une rapide revue de la littérature scientifique de ces derniers mois semble confirmer son rôle fondamental dans de multiples processus biologiques et met en évidence les probables carences dont sont victimes les populations des pays tempérés ou nordiques.
La vitamine D était déjà reconnue pour son effet protecteur sur les cancers du sein, de la prostate et du colon. De nouvelles études l’impliquent dans la protection contre le cancer de vessie et dans le ralentissement de l’évolution des leucémies lymphocytaires chroniques.
Des études confirment son intérêt dans la prévention des pathologies cardio-vasculaires (HTA, infarctus du myocarde), du diabète, de la dépression et de l’insuffisance rénale.
Une étude américaine semble démontrer également une nette prévalence de la polyarthrite rhumatoïde dans le nord du pays, moins ensoleillé, du fait de taux plus bas de vitamine D sanguin. Il en serait de même pour la sclérose en plaque, la maladie de Crohn et d’autres pathologies auto-immunes.
Deux études, toujours américaines, démontrent qu’un taux élevé de vitamine D favorise le maintien de bonnes performances physiques et psychiques chez les personnes âgées.
Un article de l’Université de médecine de Boston résume bien les conséquences de la carence pandémique en vitamine D sur la santé des populations peu exposées au soleil.
Nous terminerons cette revue de publication par un article canadien qui estime que 37000 décès/an sont liés à une carence en vitamine D au Canada et qu’une supplémentation adéquate des canadiens ferait économiser des milliards de dollars à l’Assurance maladie.
Ces différentes études semblent confirmer la nécessité d’une supplémentation en vitamine D de novembre à mars sous nos latitudes. 2000 à 5000 unités/jour et par personne selon le poids, sont des doses optimales et sûres.
La vitamine D ne coute rien (1,8 euros les 100 000 UI), le « trou de la sécu » est énorme et les affections longues durées (cancers, pathologies cardio-vasculaires, pathologies auto-immunes…) représentent 60% des dépenses de remboursement. Bien sûr, tout ceci n’est pas très rentable pour nos laboratoires pharmaceutiques (qui préfèrent vendre des chimiothérapies ou des hypotenseurs) et leurs experts qui sont aussi experts des autorités de santé. Le lobbying doit-être intense…

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